Une femme sur 7 (14%) a une carence en iode, selon une étude de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire (OSAV) suisse. L'apport est suffisant pour les hommes. Ce qui s'explique vraisemblablement par le fait que les femmes consomment moins d'aliments salés et donc moins d'iode.

Le statut en iode était déterminé par analyse de prélèvements d'urine dans le cadre d'une étude sur la consommation de sel en Suisse.

Plus de la moitié de l'iode absorbé en Suisse provient du sel iodé.

L'OSAV recommande par conséquent à la population de cuisiner avec du sel iodé et de consommer des produits riches en sel iodé, par exemple du pain. L'iode se trouve également dans le lait et les produits laitiers.

En janvier 2014, la Commission fédérale de l'alimentation (COFA) indiquait dans un rapport que les mesures mises en place jusqu'ici ne suffisaient plus pour assurer un apport équilibré en iode.

Sur recommandation de la COFA, l'iodation du sel alimentaire en Suisse a été augmentée de 20 à 25 milligrammes par kilo depuis le 1er janvier 2014. Selon l'étude de l'OSAV, cette mesure permettrait de réduire à 4 % la part des femmes présentant une carence en iode. Il est particulièrement important pour les femmes d'absorber suffisamment d'iode, car le manque d'iode durant la grossesse ralentit le développement neurologique du fœtus.

L'iode est un oligo-élément indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes.

Psychomédia avec source: Confédération Suisse
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