La phosphatidylcholine provenant de l'alimentation est associée à une amélioration des performances cognitives et à un risque réduit de démence, selon une étude finlandaise publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition.

La choline est un nutriment essentiel à la formation de l'acétylcholine, un neurotransmetteur.

Des études précédentes ont établi un lien entre l'apport en choline et le fonctionnement cognitif, indiquent les chercheurs. Un apport adéquat peut jouer un rôle dans la prévention du déclin cognitif et la maladie d'Alzheimer, ont suggéré des études. La choline est aujourd'hui utilisée dans une boisson médicale multinutriments destinée au traitement de la maladie d'Alzheimer précoce.

Maija Ylilauri de l'University of Eastern Finland et ses collègues ont analysé des données concernant 2 500 hommes finlandais, âgés de 42 à 60 ans au début de l'étude, suivis pendant 22 ans. Quatre ans après le début de l'étude, environ 500 hommes ont passé des tests mesurant leur mémoire et leur fonctionnement cognitif.

Les principales sources de phosphatidylcholine chez les participants étaient les œufs (39 %) et la viande (37 %).

Le risque de démence était réduit de 28 % chez les hommes ayant la plus forte consommation de phosphatidylcholine alimentaire comparativement à ceux ayant la plus faible consommation.

Ceux ayant la plus forte consommation excellaient également dans les tests mesurant la mémoire et les capacités linguistiques.

Les analyses ont pris en compte d'autres facteurs liés au mode de vie et à la nutrition qui auraient pu expliquer les associations observées. De plus, le gène APOE4, qui prédispose à la maladie d'Alzheimer et qui est commun dans la population finlandaise, a été pris en compte, sans impact significatif sur les résultats.

« Le succès de la prévention de la démence est une somme de plusieurs choses et dans cette équation, même de petits facteurs individuels peuvent avoir un effet positif sur le risque global, peut-être en prévenant ou en retardant l'apparition de la maladie », soulignent les chercheurs.

Cependant, il ne s'agit que d'une étude d'observation et des recherches supplémentaires sont nécessaires avant de pouvoir tirer des conclusions définitives, soulignent-ils.

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Psychomédia avec sources : University of Eastern Finland, American Journal of Clinical Nutrition.
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