Les bons et mauvais moyens de combattre la somnolence au volant

L'Asfa, l'Association des sociétés françaises d'autoroutes, alerte une fois de plus sur la somnolence au volant à l'occasion d'un colloque tenu le 22 juin. La somnolence au volant est la première cause d'accidents mortels sur les autoroutes. Elle serait responsable d'un accident mortel sur 3 sur les autoroutes et d'un sur 5 sur l'ensemble du réseau routier.

Dans une étude menée par l'Afsa et le Pr Pierre Philip auprès de 40 personnes de Toulouse et de Paris, 11% avaient eu un presqu'accident au cours de la dernière année avec sortie de route ou franchissement de ligne non contrôlé; près de 6% avaient eu un accident réel; 28 % avaient eu au moins un épisode sévère de somnolence et 3% conduisaient au moins une fois par mois en étant très somnolents.

La somnolence au volant (à distinguer de la fatigue) est principalement due à une dette de sommeil, une maladie telle que l'apnée du sommeil ou l'usage de médicaments qui agissent sur le cerveau tels que somnifères, anxiolytiques ou antidépresseurs, indique le Pr. Philip. Elle peut être amplifiée par d'autres facteurs.

La durée moyenne du sommeil s'est réduite d'une heure depuis quelques années à cause notamment des ordinateurs ouverts tard le soir, souligne le Pr Joël Paquereau qui présidait jusqu'à récemment l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), dont les propos sont rapportés par Le Figaro.

Pour prévenir la somnolence au volant, les gens adoptent souvent des moyens inefficaces. Ouvrir la fenêtre, mettre la radio plus fort, parler au passager sont inefficaces et un simple arrêt de quelques minutes est souvent insuffisant, indique l'Afsa.

La solution est plutôt, dès les premiers signes de somnolence (bâillements répétés, picotements et clignements des yeux, paupières lourdes, raideur dans la nuque et le dos, difficulté à se concentrer, fourmillements dans les jambes, besoin incessant de changer de position), de s'arrêter sur l'aire la plus proche pour une pause sommeil de 10 à 20 minutes et ce, même s'il ne reste que quelques kilomètres à parcourir.

L'Afsa rappelle aussi l'importance de:

- se reposer avant de prendre la route (attention notamment au départ en vacances: un conducteur sur 2 réduit son temps de sommeil pour partir tôt ou charger la voiture);

- prendre du repas équilibré pas trop lourd et sans alcool;

- programmer des pauses toutes les deux heures même en l'absence de fatigue;

- si possible, organiser un tour de conduite avec un autre conducteur;

Voyez également:

Association des sociétés françaises d'autoroutes, Le Figaro
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