Insomnie: une influence génétique possible

Le risque de souffrir d’insomnie est plus élevé chez les personnes dont la famille compte au moins un insomniaque, selon une étude présentée au Congrès de l'Association mondiale pour la médecine du sommeil (World Association of Sleep Medicine) qui réunit actuellement 1200 spécialistes à Québec.

Charles M. Morin, de l’École de psychologie de l’Université Laval, et ses collègues ont interrogé 3485 personnes sur la qualité de leur sommeil et celle des membres de leur famille immédiate.

40 % des répondants provenaient d'une famille qui comptait au moins une personne souffrant d'insomnie. Parmi ceux-ci, 76% en comptait une, 21% en comptait deux et 3% en comptait trois. Le risque d'en souffrir était lié au nombre de personnes insomniaques de la famille : il était accru de 37 % lorsqu'une personne était atteinte, de 250 % lorsque c'était le cas de 2 personnes et 314 % lorsqu'il y en avait 3.

Il y a fort probablement une composante génétique derrière ce lien, considère le chercheur. « Par contre, on ne sait pas si le mécanisme en cause est un processus physiologique qui interfère avec le sommeil ou une prédisposition à l'anxiété. »

Certaines attitudes vis-à-vis de l'insomnie, transmises par les membres de la famille, pourraient aussi contribuer à expliquer ce lien. Une forte réaction à un épisode d'insomnie peut contribuer à transformer une insomnie situationnelle en insomnie chronique, explique le chercheur.

L'insomnie concernerait 40% des Canadiens selon une autre étude de l'équipe de recherche présentée à ce congrès. L'insomnie était définie comme suit: prendre plus de 30 minutes pour s'endormir, avoir des périodes d'éveil excédant 30 minutes pendant la nuit et se réveiller au moins 30 minutes avant l'heure prévue.

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