L'étude confirme que la chimiothérapie peut entraîner des problèmes cognitifs qui persistent 3 ans après la fin du traitement. Mais de plus, elle ne montre pas de différence entre les deux groupes ayant subi des traitements. Dans les 2 cas, les scores étaient plus faibles que chez les femmes n'ayant pas été atteintes par la maladie en ce qui concerne notamment les fonctions exécutives (qui concerne la coordination des fonctions mentales), la vitesse de traitement de l'information et la concentration. La thérapie hormonale (tamoxifène) ne semblait pas entraîner de troubles cognitifs.
Il est possible toutefois que des différences entre les deux groupes de traitement n'aient pas été captées par les tests neuropsychologiques utilisées, remarque Barbara Collins de l'Hôpital d'Ottawa (Canada) dont les propos sont rapportés par le Daily Mail. Cette dernière souligne aussi que les troubles de la pensée et de la mémoire après les traitements contre le cancer ont tendance à s'améliorer avec le temps et que plusieurs femmes n'en semblent pas atteintes.
Les auteurs de l'étude font l'hypothèse que le cancer lui-même pourrait causer les pertes de mémoire en déclenchant, peut-être, une réponse immunitaire dans le cerveau.
Selon une étude publiée en 2010, la mémoire et les fonctions exécutives (incluant une baisse de la capacité de faire du multitâches et une diminution de la vitesse de traitement de l'information) sont les fonctions les plus affectées par la chimiothérapie. Des images cérébrales montraient que des changements dans la matière grise de certaines régions du cerveau étaient associés à ces effets.
Voyez également:
- Cancer du sein : la chimiothérapie affecte le cerveau et les capacités mentales
- Chimiothérapie: la fatigue est le principal effet secondaire
- Le gingembre testé pour soulager les nausées provoquées par la chimiothérapie
Psychomédia avec sources: Eurekalert, Daily Mail. Tous droits réservés.


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