Une bonne santé cardiovasculaire est associée à un plus faible risque de démence et de déclin cognitif, selon une étude française publiée en août dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Cécilia Samieri de l'Inserm (Université de Bordeaux) et ses collègues ont mené cette étude avec 6 626 personnes participant à la cohorte des Trois Cités (Bordeaux, Dijon, Montpellier) qui étaient âgées en moyenne de 73,7 ans au début de l'étude.

Un diagnostic de démence au cours d'un suivi de 16 ans (8,5 ans en moyenne) a été rapporté pour 745 participants.

Les chercheurs ont utilisé le concept de santé cardiovasculaire optimale défini par l’American Heart Association. Ce concept repose sur 7 paramètres qui intègrent 4 comportements de santé (ne pas fumer, avoir un poids corporel optimal [calcul de votre IMC et poids idéal], une activité physique et une alimentation en adéquation avec les recommandations) et 3 composantes biologiques (taux de cholestérol et de glucose et tension artérielle, et ce sans traitement).

Un score de 0 (faible), 1 (intermédiaire) ou 2 (optimal) est attribué à chaque indicateur.

Selon cette évaluation, 2412 (36,5 %) des participants avaient de 0 à 2 indicateurs au niveau optimal, 3781 (57,1 %) en avaient 3 à 4 et 433 (6,5 %) en avaient 5 à 7.

Plus le nombre d'indicateurs à un niveau optimal est élevé, plus le risque de démence était faible : 13,3 personnes sur 100 ont développé une démence parmi celles qui avaient entre 0 et 2 indicateurs optimaux contre 7,1 parmi celles ayant 5 à 7 indicateurs optimaux.

Pour chaque indicateur supplémentaire à niveau optimal, le risque de démence était diminué de 10 %. Si tous les indicateurs était à un niveau optimal, la réduction du risque était de 70 %.

Améliorer le niveau de santé cardiovasculaire, même partiellement en agissant sur certains indicateurs mais pas nécessairement tous, est bénéfique pour diminuer le risque de démence et de déclin cognitif, souligne la chercheure.

D'autres travaux sont nécessaires notamment pour pondérer les facteurs qui n'ont peut-être pas tous le même poids sur le risque de démence, souligne-t-elle.

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Psychomédia avec sources : Inserm, Le Quotidien du médecin, JAMA.
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