Chaque année, par exemple, plus d'un demi-million de femmes meurent rien que des complications liées à la grossesse et à l'accouchement - un nombre qui n'a guère changé depuis 20 ans. (...)
La Journée internationale des femmes est consacrée cette année à la nécessité de mettre un terme à l'impunité en matière de violence contre les femmes et les jeunes filles. Nous savons que la violence exercée par le partenaire intime est la forme de violence la plus répandue dans la vie des femmes - bien plus que les agressions ou les viols commis par des étrangers ou des relations. Le niveau élevé de violence physique et sexuelle commise par un partenaire masculin a des conséquences terribles pour la santé des femmes. De plus, une femme sur cinq déclare avoir été abusée sexuellement avant l'âge de 15 ans, ce qui entraîne des conséquences néfastes pour leur santé au cours des années qui suivent.
Bien trop peu de place est accordée à la santé des femmes dans les plans de développement et trop peu d'attention dans de nombreux programmes de santé.
La santé des femmes est menacée par les mauvaises conditions dans lesquelles nombre d'entre elles travaillent, par les risques inhérents à nos rôles en matière de reproduction, ainsi que par la discrimination et la pauvreté auxquelles les femmes doivent faire face. Je voudrais saisir cette occasion pour souligner mon engagement à faire en sorte que les activités de l'Organisation mondiale de la Santé aient un impact positif et durable sur la santé des femmes.
Nous savons que la pauvreté constitue le principal obstacle au développement et au changement. La pauvreté est responsable de la majorité des décès dus à des causes évitables. Dans tous les pays, la pauvreté est associée à des taux élevés de mortalité maternelle et infantile ainsi qu'à des taux élevés de morbidité et de mortalité par maladies infectieuses. La santé des femmes est clairement à risque lorsqu'elles ont peu d'argent, pas de médicaments et pas d'accès à des services de prévention ou de traitement. Cet état de faits est souvent lié à des normes sociales qui ne donnent ni le droit à la parole ni des chances égales aux femmes.
L'OMS se penche sur les vulnérabilités et sur les besoins spécifiques des femmes en matière de santé. Nous nous efforçons de répondre à leurs besoins dans le domaine de la santé sexuelle et génésique. Nous nous employons à prévenir la violence contre les femmes et à réduire la charge des infections, traumatismes, maladies chroniques, troubles mentaux et autres affections chroniques dont souffrent les femmes."
Source: Organisation mondiale de la santé, Déclaration de la directrice, Margaret Chan
Voyez également:
Enquête: Violence envers les jeunes femmes à Seine-Saint-Denis
Violence physique envers les femmes: des statistiques (France)
Violence conjugale envers les femmes et les hommes en baisse (Québec)
Indicateurs de risque d'homicide reliés à la violence conjugale
Comment des femmes acceptent la garde partagée avec un ex-conjoint violent
Dr Margaret Chan à la tête de l'OMS, priorités : femmes et Afrique
La Journée internationale des femmes est consacrée cette année à la nécessité de mettre un terme à l'impunité en matière de violence contre les femmes et les jeunes filles. Nous savons que la violence exercée par le partenaire intime est la forme de violence la plus répandue dans la vie des femmes - bien plus que les agressions ou les viols commis par des étrangers ou des relations. Le niveau élevé de violence physique et sexuelle commise par un partenaire masculin a des conséquences terribles pour la santé des femmes. De plus, une femme sur cinq déclare avoir été abusée sexuellement avant l'âge de 15 ans, ce qui entraîne des conséquences néfastes pour leur santé au cours des années qui suivent.
Bien trop peu de place est accordée à la santé des femmes dans les plans de développement et trop peu d'attention dans de nombreux programmes de santé.
La santé des femmes est menacée par les mauvaises conditions dans lesquelles nombre d'entre elles travaillent, par les risques inhérents à nos rôles en matière de reproduction, ainsi que par la discrimination et la pauvreté auxquelles les femmes doivent faire face. Je voudrais saisir cette occasion pour souligner mon engagement à faire en sorte que les activités de l'Organisation mondiale de la Santé aient un impact positif et durable sur la santé des femmes.
Nous savons que la pauvreté constitue le principal obstacle au développement et au changement. La pauvreté est responsable de la majorité des décès dus à des causes évitables. Dans tous les pays, la pauvreté est associée à des taux élevés de mortalité maternelle et infantile ainsi qu'à des taux élevés de morbidité et de mortalité par maladies infectieuses. La santé des femmes est clairement à risque lorsqu'elles ont peu d'argent, pas de médicaments et pas d'accès à des services de prévention ou de traitement. Cet état de faits est souvent lié à des normes sociales qui ne donnent ni le droit à la parole ni des chances égales aux femmes.
L'OMS se penche sur les vulnérabilités et sur les besoins spécifiques des femmes en matière de santé. Nous nous efforçons de répondre à leurs besoins dans le domaine de la santé sexuelle et génésique. Nous nous employons à prévenir la violence contre les femmes et à réduire la charge des infections, traumatismes, maladies chroniques, troubles mentaux et autres affections chroniques dont souffrent les femmes."
Source: Organisation mondiale de la santé, Déclaration de la directrice, Margaret Chan
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Dr Margaret Chan à la tête de l'OMS, priorités : femmes et Afrique
A l'occasion de la Journée internationale des femmes, Margaret Chan, directrice de l'OMS rappelle que trop de femmes dans le monde n'ont pas accès aux soins de santé les plus élémentaires.

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