Sclérose en plaques: une nouvelle étude en faveur de l'hypothèse de la cause vasculaire

Plus de 55% des personnes atteintes de sclérose en plaques présentaient un rétrécissement veineux empêchant un bon drainage du cerveau dans une étude américaine qui sera présentée au congrès annuel de l'American Academy of Neurology. La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire du système nerveux central qui affecte la transmission de messages du système nerveux vers le reste du corps.

Robert Zivadinov de l'Université de Buffalo et ses collègues ont mené cette étude préliminaire avec 500 personnes. Ils voulaient vérifier l'hypothèse du chercheur italien Paolo Zamboni qui estime que 90% des cas de sclérose en plaques seraient attribuables à une insuffisance veineuse céphalorachidienne chronique (IVCC).
Le rétrécissement veineux empêcherait le sang de drainer suffisamment le cerveau et créerait des dommages qui causeraient une accumulation de fer conduisant à la sclérose en plaques.

Les chercheurs ont utilisé des ultrasons pour mesurer le flux sanguin veineux ainsi que des images cérébrales pour vérifier la présence de dépôts de fer.

L'anomalie a été constatée chez 56.4% des personnes atteintes de sclérose en plaques et 22.4% de personnes en santé qui faisaient partie du groupe de comparaison.

Ces résultats montrent que le rétrécissement des veines extra-crâniennes est au moins associée de façon importante à la sclérose en plaques, dit Zivadinov. les chercheurs en sauront davantage, dit-il, lorsque toutes les données de l'étude seront analysées.

Il n'est pas encore démontré que cette association soit causale et que le traitement de cette condition aurait un effet sur la maladie, mettent en garde les auteurs et certains experts.

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Psychomédia avec source:
BBC