La Haute autorité de santé (HAS) française a mis en ligne, le 15 avril, une fiche concernant le diagnostic et le traitement du syndrome des jambes sans repos (SJSR).

Le diagnostic peut être difficile à poser, souligne la HAS. Il est probable si les 4 critères suivants (1) sont avérés :

  • besoin impérieux de bouger les membres inférieurs, souvent associé à des sensations désagréables (dysesthésies) ; les membres supérieurs et les autres parties du corps sont parfois concernés ;

  • le trouble apparaît ou s’aggrave lors des périodes de repos ou d’inactivité, particulièrement en position allongée ou assise ;

  • le trouble est soulagé par des mouvements, tels que la marche ou l’étirement, au moins temporairement et aussi longtemps que dure l’activité ;

  • le trouble apparaît ou s’aggrave nettement le soir ou la nuit ; dans 80 % des cas, le sommeil est marqué par des mouvements périodiques des jambes.

Ces symptômes peuvent aussi être présents dans d’autres troubles, qui doivent être écartés avant de poser le diagnostic de SDJR :

  • neuropathies périphériques (dues au diabète par exemple) ;
  • mouvements périodiques des jambes pendant le sommeil ;
  • insuffisance veineuse ;
  • artériopathie des membres inférieurs ;
  • affections articulaires ;
  • crampes.

Le syndrome des jambes sans repos peut ensuite être idiopathique (primaire) ou secondaire, c'est-à-dire dû à d'autres conditions de santé ou être un effet secondaire de certains médicaments.

Avant de porter un diagnostic de syndrome idiopathique, il faut rechercher de possibles causes secondaires :

  • carence en fer (ferritinémie < 50 µg/L);
  • insuffisance rénale chronique ;
  • origine iatrogène (c'est-à-dire effet secondaire de médicaments tels que neuroleptiques et antidépresseurs ISRS ou tricycliques) ;
  • grossesse.

Dans le cas de syndrome secondaire, le traitement est lié à la cause identifiée. La HAS a formulé des recommandations pour le traitement du syndrome idopathique. Les médicaments qui ont une autorisation spécifique pour ce syndrome sont peu efficaces et présentent des risques d'effets secondaires indésirables importants, est-il estimé. Ils ne devraient être utilisés que dans les cas très sévères.

(1) Critères proposés par l’International Restless Legs Syndrome Study Group en 2003, indique la HAS.

Psychomédia avec source : HAS.
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