La Haute autorité de santé (HAS) française a mis en ligne, le 15 avril, une fiche concernant le traitement du syndrome des jambes sans repos (SJSR).

Il en ressort les points suivants :

  • Ce syndrome est souvent difficile à diagnostiquer et en général peu sévère. Son traitement est le plus souvent hygiéno-diététique : limitation des excitants (café, thé, vin blanc…), activité physique modérée, hygiène du sommeil.
  • Seules les formes très sévères (qui représenteraient 4 % des cas) sont responsables de perturbations importantes du sommeil et/ou d’un retentissement marqué sur la vie quotidienne.

  • Seuls 3 médicaments ont une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les formes modérées à très sévères du syndrome des jambes sans repos idiopathique (c'est-à-dire non lié à une autre maladie), ce sont des agonistes dopaminergiques (des médicaments utilisés pour le traitement de la maladie de Parkinson) : Sifrol (pramipexole, comprimés 0,18 mg), Adartrel (ropinirole) et Neupro (rotigotine, transdermique 2 mg/24 h). En raison d’effets indésirables graves, la HAS estime que l'Adartrel n’a plus sa place dans le traitement du SJSR.

  • "Cependant, le bénéfice observé est modeste, de pertinence clinique discutable, et son maintien à long terme n’est pas démontré (excepté, semble-t-il, pour la rotigotine dans une étude). Par ailleurs, les effets indésirables peuvent être graves : troubles du comportement ou aggravation paradoxale des symptômes, imposant l’interruption rapide du traitement."

  • "Ainsi, les agonistes dopaminergiques n’ont démontré d’intérêt clinique que dans les formes très sévères de SJSR. Il faut donc éviter d’exposer à ces médicaments des patients ayant une forme moins grave du SJSR."

Ainsi, il est estimé que le service médical rendu ne justifie le remboursement que dans les formes très sévères, et sous condition de diagnostic et de première prescription par un neurologue ou par un médecin de centre du sommeil.

Psychomédia avec source : HAS.
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