En mars, Ray Kurzweil, directeur du développement et ingénieur en chef chez Google, a déclaré que des nanorobots intracérébraux branchés sur nos neurones nous connecteraient à Internet vers 2035, rapporte Laurent Alexandre dans Le Monde. Google est déjà le leader mondial des neurotechnologies, précise-t-il.

Les cerveaux seront ainsi interfacés avec une intelligence artificielle qui, en 2045, sera un milliard de fois plus puissante que la réunion de tous les cerveaux humains, dit Kurzweil.

En quelques décennies, résume Alexandre, "Google aura transformé l’humanité : d’un moteur de recherche, il sera devenu une neuroprothèse".

"Dans environ 15 ans, Google fournira des réponses à vos questions avant même que vous ne les posiez", a déclaré Ray Kurzweil. L’on pourra transférer notre mémoire et notre conscience dans des microprocesseurs, ce qui permettrait à notre esprit de survivre à notre mort biologique.

Ces neurotechnologies posent évidemment plusieurs questions éthiques. Google vient de créer un comité d’éthique consacré à l’intelligence artificielle qui devra réfléchir à des questions telles que : faut-il mettre des limites à l’intelligence artificielle ? Comment la maîtriser ? Doit-on l’interfacer à nos cerveaux biologiques ?

Dans une tribune publiée le 1er mai dans The Independent, le physicien Stephen Hawking et le Nobel de physique Frank Wilczek, estimaient avec des coauteurs que "la réussite dans la création de l’intelligence artificielle serait le plus grand événement dans l’histoire humaine". Mais que, ce pourrait aussi être le dernier, à moins que nous apprenions comment éviter les risques engendrés par cette création. Ils regrettaient que la recherche sur ces questions soit cantonnée à quelques institutions à but non lucratif.

Selon le fondateur de Deep Mind récemment racheté par Google, rapporte Laurent Alexandre, "le risque de neuro-manipulation, de neuro-hacking et donc de neuro-dictature est immense. Nous devons encadrer le pouvoir des neuro-révolutionnaires : la maîtrise de notre cerveau va devenir le premier des droits de l’homme".

Dans Le Monde : Encadrons les neuro-révolutionnaires.

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