L'échec du laboratoire américain Eli Lilly dans une importante étude clinique de phase 3 (dernière avant un lancement potentiel sur le marché) porte un autre coup dur à la principale stratégie dans la recherche de médicaments expérimentaux contre la maladie d'Alzheimer.

Le médicament solanezumab n'a pas ralenti la progression de la maladie chez des malades à un stade léger comparativement à ceux ayant reçu un placebo, indique un communiqué publié le 23 novembre.

Aucun médicament à ce jour ne ralentit la maladie. (Les médicaments anti-Alzheimer sont à éviter selon Prescrire.)

Le laboratoire a plongé à la bourse ainsi que Biogen qui teste aussi en phase 3 un traitement basé sur la même stratégie, l'aducanumab.

Ces deux médicaments sont des anticorps monoclonaux ciblant les protéines amyloïdes qui forment des plaques considérées comme un facteur de la maladie. Un nombre considérable de médicaments visant ces protéines ont échoué.

Le laboratoire entend toutefois poursuivre dans le domaine de l'Alzheimer avec « d'autres approches ». Il dispose d'une molécule en phase II et trois autres en phase I, rapporte La Tribune.fr.

D'après les chiffres de clinicaltrial.gov, toujours selon La Tribune.fr, 24 agents anti-Alzheimer étaient en phase III en août. Mais seuls 17 s'attaquent vraiment à la maladie. Et 76 % d'entre eux sont des anti-amyloïdes (Médicament anti-Alzheimer testé chez 3500 personnes : entre optimisme et scepticisme - nov. 2016.). En phase 2, 45 agents sont développés et seulement 24 en phase 1. Ce qui témoigne d'un ralentissement de l'intérêt des laboratoires pharmaceutiques pour ce domaine.

Le traitement antitau, l'autre protéine dont la formation d'agrégations est considérée comme une caractéristique de la maladie, est la principale alternative à la stratégie basée sur l'anti-amyloïde. (Alzheimer : deux protéines toxiques agissent en synergie.)

Psychomédia avec source : La Tribune.
Tous droits réservés