Développer de bonnes habitudes est plus important que le contrôle de soi pour favoriser les comportements relatifs à la santé, selon une étude publiée dans Journal of Personality and Social Psychology.

"Le stress et l'épuisement peuvent nous transformer en zombies", soulignent les chercheurs, mais cette étude montre que les comportements automatiques auxquels on ne porte pas attention n'entraînent pas seulement des excès alimentaires ou des excès de magasinage, mais renforcent aussi les comportements sains.

À travers cinq expériences, Wendy Bois et David Neal de l'Université de Southern California apportent un nouvel éclairage à l'idée établie selon laquelle nous disposons de ressources limitées d'autorégulation, ce qui implique qu'il est plus difficile de prendre le contrôle de nos actions lorsque nous sommes déjà fatigués ou stressés.

Pour changer des comportements, il serait plus efficace de travailler à mettre en place de nouvelles habitudes plutôt que de se centrer sur les motivations et le contrôle de soi. Car les habitudes persistent même en cas de fatigue et de manque d'énergie pour exercer le contrôle de soi.

Wood et ses collègues ont par exemple suivi des étudiants pendant un semestre. Lors des périodes d'examens, lorsqu'ils étaient stressés et privés de sommeil, ils étaient encore plus susceptibles de s'en tenir à leurs habitudes.

Ceux qui prenaient des déjeuners malsains au cours du semestre - tels que des pâtisseries ou des beignes - mangeaient encore plus de malbouffe pendant les examens. Mais la même chose était vraie pour ceux qui prenaient des céréales au déjeuner : ils étaient plus susceptibles de s'en tenir encore davantage à leur routine et mangeaient particulièrement bien les matins où ils étaient sous pression. Il en était de même également pour les autres habitudes telles que consulter les journaux ou aller au gym.

Pour favoriser la formation d'une habitude, il faut faire en sorte que le comportement soit facile à réaliser afin qu'il soit répété souvent et devienne une partie de la routine, soulignent les chercheurs.

Psychomédia avec source : University of Southern California.
Tous droits réservés