Les benzodiazépines, aux propriétés anxiolytiques, sont les médicaments les plus prescrits au monde. L'alprazolam (Xanax), le bromazépam (Lexomil, Lectopam…) et le diazépam (Valium) sont des exemples de cette classe.

Par exemple, aux États-Unis, l'alprazolam (Xanax) était le médicament le plus prescrit en 2013, citent les auteurs d'une étude publiée dans la revue BMC Public Health.

En France, 20 % de la population a consommé une benzodiazépine au moins une fois en 2010. En 2015, les benzodiazépines les plus utilisées en France étaient l'alprazolam (Xanax) suivi du bromazépam (Lexomil).

En raison du risque de dépendance et de nombreux effets indésirables, ces médicaments ne sont pas indiqués pour une utilisation prolongée.

Pour déterminer quelle proportion des Français les utilise de façon chronique (plus de 3 mois), Guillaume Airagnes et ses collègues de l'Université Paris Descartes et de l'Inserm ont analysé les traitements délivrés en pharmacie pour plus de 9000 participants inclus en 2015 dans la cohorte Constances et recrutés au hasard pour être représentatifs de la population générale.

Ils ont calculé les prévalences d’usage chronique pour les benzodiazépines autorisées en France. (Liste des benzodiazépines commercialisées en France.) L'usage chronique était défini comme étant plus long que la durée maximale autorisée, soit 12 semaines.

Les somnifères apparentés aux benzodiazépines, tels que le zolpidem (Stilnox), n'étaient pas inclus dans cette étude.

L'utilisation à long terme concernait 2,8 % des hommes et 3,8 % des femmes.

La proportion d'utilisateurs chroniques augmentait avec l'âge, atteignant 9,3 % des hommes et 12,2 % des femmes chez les plus de 50 ans.

Les proportions étaient plus grandes chez les gens ayant un faible niveau d'instruction, ayant des emplois peu qualifiés, ayant de faibles revenus, étant seuls et étant dans un état dépressif.

L'utilisation chronique des benzodiazépines est très répandue dans la population française en général et elle concerne particulièrement des groupes vulnérables, concluent les chercheurs.

Pour plus d'informations sur les benzodiazépines, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : BMC Public Health, Inserm.
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