Relation de couple conflictuelle, risque accru de maladies cardiovasculaires

Les conflits dans les relations de couple ou avec des amis proches peuvent augmenter légèrement le risque de maladies cardiovasculaires selon une récente recherche rapportée dans les Archives of Internal Medicine.

Dans cette étude auprès de 9.011 fonctionnaires britanniques, les hommes et les femmes qui rapportaient le plus
de conflits dans leur relation personnelle la plus importante avaient un risque accru de 34% de crise cardiaque ou d'angine dans les 12 années subséquentes par rapport à ceux qui rapportaient le moins de conflits.

Plusieurs études ont montré un lien entre la présence de relations sociales et une meilleure santé cardiovasculaire. Mais certains résultats étaient contradictoires, une étude montrant par exemple que les relations de couple n'avaient pas d'effet protecteur pour le risque cardiaque chez les femmes. Une étude longitudinale a également montré un effet à plus long terme sur l'humeur des échanges négatifs que des échanges positifs.

Roberto De Vogli de l'Université College London et ses collègues ont élargi le débat en vérifiant l'effet de la qualité des relations plutôt que la quantité.

Les participants, de 33 à 55 ans au début de la recherche, ont été divisés en trois groupes selon le niveau de conflit vécu dans leur relation la plus importante. La relation de couple était cette plus importante chez 64% des participants.

Le stress des émotions négatives semble faire partie du mécanisme expliquant le risque cardiovasculaire accru, selon les analyses statistiques de différents facteurs pris en compte.

Par contre, l'effet des conflits sur les comportements liés à la santé tels que l'alimentation, le tabagisme, la consommation d'alcool et l'activité physique ne semble pas contribuer à l'explication.

Les chercheurs notent qu'il a été montré que la dépression, une faible estime de soi et la colère influencent le risque de maladie cardio-vasculaire par l'accumulation des effets sur les organes et les tissus causés par les altérations des fonctions autonomiques, les changements neuroendocrinologiques, les dérèglement de la coagulation et des réponses inflammatoires et immunitaires.

Sources:
Medpage Today
Webmd

Voyez également:

Le sentiment de solitude augmente le risque d'hypertension
Le sentiment de solitude perturbe l'activité génétique du système immunitaire
Sommeil et liens sociaux protègeraient de l'inflammation
En dépression, plus d'inflammation en réponse au stress
Contrôler le niveau de stress peut ralentir le vieillissement
Beaucoup de positif est nécessaire pour compenser le négatif dans les relations
Couple: Profiter du positif

Pour vous exprimer sur ce sujet, visitez notre FORUM Relations et Santé et bien-être.