Des chercheurs suggèrent une approche pour la perte de poids qui découle de la perspective selon laquelle l'obésité est le résultat de processus neuro-comportementaux (par lesquels le cerveau contrôle le comportement alimentaire en réponse à des stimuli de l'environnement).

Cette approche, considèrent-ils, s'oppose à celles qui misent sur la volonté pour faire les bons choix alimentaires. Ils présentent leur modèle dans le Journal de l'American Dietetic Association.

Brad Appelhans de l'Université Rush et ses collègues identifient trois processus neurocomportementaux impliqués dans l'obésité et la suralimentation (hyperphagie): le rôle de récompense de l'alimentation, le contrôle inhibiteur et l'impact du facteur temps.

La récompense alimentaire est largement médiée par le système dopaminergique mésolimbique (système dit de la récompense). La récompense alimentaire inclut à la fois le plaisir de manger et la motivation d'obtenir et consommer des aliments agréables au goût. Les personnes qui ont une plus grande sensibilité à la récompense ont des fringales plus fortes pour les aliments sucrés et gras. Cette sensibilité, couplée avec un accès facile à de savoureux aliments riches en calories, rend très vulnérable à la suralimentation et à la prise de poids.

Au-delà de l'intensité des envies de nourriture, il y a la capacité de supprimer les impulsions. Contrôler le comportement en dépit d'une forte motivation à manger est largement médié par le cortex préfrontal, qui est considéré comme important pour le contrôle de soi, la planification et le comportement orienté vers un but. La région dorsolatérale du cortex préfrontal s'active lorsqu'une personne choisit des aliments sains plutôt que des aliments plus savoureux.

L'impact du temps concerne le fait que la plupart des gens choisirait de recevoir $200 immédiatement plutôt que $300 dans un an. Le plaisir immédiat de manger a un plus grand impact sur la prise de décision que les bénéfices plus lointains de la perte de poids.

L'obésité est grandement influencée par les vulnérabilités génétiques et l'environnement alimentaire toxique, résument les chercheurs.

Parmi les stratégies qu'ils recommandent :