Des chercheurs canadiens ont établi une liste d'« aliments antidépresseurs » ayant les plus fortes densités en 12 nutriments dont un rôle dans la prévention et le rétablissement de la dépression a été démontré.

Leurs travaux ont été publiés en septembre 2018 dans le World Journal of Psychiatry.

« L'alimentation occidentale est insuffisante pour un certain nombre de nutriments essentiels. Les données probantes suggèrent que les habitudes alimentaires sont essentielles à la prévention et au traitement des troubles dépressifs, mais le traitement comprend rarement des recommandations alimentaires », soulignent les chercheurs.

« Aucune échelle d'évaluation actuelle des aliments ne met l'accent sur les nutriments nécessaires à la santé mentale », ajoutent-ils.

Laura R LaChance et Drew Ramsey du Centre for Addiction and Mental Health (Toronto, Canada) ont réalisé une revue systématique de la littérature afin de déterminer quels aliments sont les sources les plus denses en 12 nutriments dont un rôle dans la prévention et le rétablissement de la dépression a été démontré.

Les aliments ayant une teneur élevée en au moins un de ces nutriments ont été analysés pour établir leur densité pour les 12 nutriments, ce qui a permis de leur attribuer un « score antidépresseur » (« Antidepressant Food Score »).

Ces douze nutriments antidépresseurs sont les suivants :

  • folate (vitamine B9) ;
  • fer ;
  • oméga-3 à longue chaîne (AEP et ADH) ;
  • magnésium ;
  • potassium ;
  • sélénium ;
  • thiamine (vitamine B1) ;
  • vitamine A ;
  • vitamine B6 ;
  • vitamine B12 ;
  • vitamine C ;
  • zinc.

Les aliments ayant les meilleurs scores étaient :

  • pour ceux d'origine animale :

    • les bivalves (mollusques) comme les huîtres et les moules ;
    • divers fruits de mer ;
    • les abats.
  • pour ceux d'origine végétale :

    • les légumes-feuilles ;
    • les laitues ;
    • les poivrons ;
    • les légumes crucifères (brocoli, chou-fleur…).

Cette liste devrait être considérée par les chercheurs dans la conception d'études d'intervention et par les cliniciens comme des options alimentaires pour soutenir la prévention et le rétablissement après une dépression, estiment les chercheurs.

Pour plus d'informations sur l'alimentation et la dépression et sur la psychiatrie nutritionnelle, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : World Journal of Psychiatry.
Tous droits réservés.