Sclérose en plaques: la méditation de pleine conscience pourrait améliorer la dépression et la fatigue

La "méditation pleine conscience" (mindfulness meditation), pourrait aider les personnes atteintes de sclérose en plaques à améliorer la fatigue et la dépression ainsi qu'à composer avec d'autres défis qui accompagnent souvent la maladie, selon une étude publiée dans la revue Neurologie (le journal de l'American Academy of Neurology).

Paul Grossman de l'Université de l'Hôpital Basel (Suisse) et ses collègues ont mené cette étude avec 50 personnes atteintes de la maladie (sévérité légère à modérée). Elles étaient assignées au hasard à recevoir une formation en méditation de pleine conscience ou seulement les soins médicaux habituels.
La formation, d'une durée de 8 semaines, était axée sur des exercices mentaux et physiques visant à développer la conscience de l'instant présent sans porter de jugement. La formation comprenait des cours hebdomadaires de deux heures et demie, plus une journée complète et 40 minutes par jour d'exercice à la maison.

Les participants qui ont suivi la formation ont vu une réduction de la fatigue et la dépression ainsi qu'une amélioration de la qualité de vie globale comparativement à ceux qui n'ont reçu que les soins médicaux. Les effets positifs se sont maintenus pendant au moins six mois.

Environ 65 % des participants présentaient des niveaux sérieux de dépression, d'anxiété ou de fatigue au début de l'étude. Les améliorations ont particulièrement été importantes chez ces participants: un tiers d'entre eux ne présentaient plus ces symptômes à la fin de la formation et six mois plus tard.

La sclérose en plaques est une maladie imprévisible et l'attention consciente peut aider les personnes atteintes à mieux faire face à ces changements, dit Grossman. "La vigilance accrue dans la vie quotidienne peut aussi contribuer à un sens plus réaliste de contrôle, ainsi qu'une meilleure appréciation des expériences positives qui continuent de faire partie de la vie".

Parce qu'il n'y avait pas un groupe de comparaison actif (utilisant un autre type d'intervention), il n'est pas certain que les résultats dépendent spécifiquement de la formation, note toutefois un éditorial accompagnant l'article.

L'étude a été financée par le Fonds national suisse pour la science, la fondation Stanley T. Johnson, la Fondation suisse de sclérose en plaques et les compagnies pharmaceutiques Sanofi-Aventis, Merck Serono et Biogen Dompé.

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Psychomédia avec source:
Science Daily
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