L'Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a présenté, le 24 janvier, une actualisation des « repères nutritionnels » du Programme national nutrition santé (PNNS) pour les adultes.

Elle présente « un socle scientifique » qui servira de base à l’élaboration des nouvelles recommandations par le Haut Conseil de la santé publique. Les dernières datent de 2002.

Ces nouveaux « repères » visent à couvrir les besoins nutritionnels tout en limitant l’exposition aux contaminants présents dans l’alimentation (arsenic inorganique, acrylamide, plomb…). Près d'une centaine d'experts ont participé à ces travaux.

Voici les principaux changements dans les recommandations :

  • Des légumineuses (légumes secs : lentilles, haricots, pois jaunes, pois chiches…) plusieurs fois par semaine. Ces aliments sont peu présents dans l’assiette des Français. Ils permettent pourtant « d’apporter des fibres, des protéines, et des vitamines et minéraux d’intérêt ». Les légumineuses sont d'autant plus importantes que les nouvelles recommandations limitent la consommation de viande.

  • Pas plus de 70 g par jour de viande (hors volaille), soit 500 g/semaine, et 25 g/jour pour la charcuterie.

  • Du poisson deux fois par semaine dont un gras.

  • Beaucoup plus de fruits et légumes. La population française ne consomme pas suffisamment de fruits et surtout pas assez de légumes. On est loin des « cinq fruits et légumes par jour ». Il est recommandé de consommer une plus grande variété de légumes.

  • Limiter les sucres, notamment : pas plus d'un verre par jour de boissons sucrées parmi lesquels les jus de fruits industriels sont désormais classés (en raison d'une plus grande concentration de fructose sans les fibres comparativement aux fruits complets) ; limiter les sucres cachés comme le ketchup et les plats préparés.

  • La consommation de fibres des Français est nettement en deçà des recommandations : la moitié des 25 à 30 grammes nécessaires par jour. L’Anses encourage ainsi à consommer les produits céréaliers les moins raffinés possible (farine, pain, riz, pâtes…) pour un plus grand apport en fibres.

  • Quant aux gras, pour couvrir les besoins en oméga-3 alpha-linolénique, elle préconise de privilégier les huiles de colza (canola) et de noix, peu connues.

Pour certains contaminants, notamment l’arsenic inorganique, acrylamide et le plomb, les niveaux d’exposition restent préoccupants, estime l'Anses. Pour limiter l'exposition, elle réitère sa recommandation de diversifier le régime alimentaire et les sources d’approvisionnement.

Plomb, arsenic, sulfite... quels aliments ne doivent pas être trop consommés selon l'Anses (2011)

Pour d'autres informations sur l'alimentation, notamment sur les légumineuses, voyez les liens plus bas.

Voyez également :

Psychomédia avec sources : Anses, Le Monde.
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