Les boissons sucrées et celles sucrées artificiellement avec des édulcorants sont associées à un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires, ce qui suggère que les boissons « light » ou « diètes » ne sont peut-être pas une alternative plus saine, selon une étude française publiée dans le Journal of the American College of Cardiology.

Eloi Chazelas (Université Sorbonne Paris Nord, Inserm) et ses collègues ont examiné les données de 104 760 participants à la cohorte française NutriNet-Santé, suivis de 2009 à 2019, pour étudier la relation entre le risque de maladie cardiovasculaire et la consommation de boissons sucrées et de boissons avec édulcorants (aspartame et autres).

Tous les 6 mois, les participants ont enregistré leur alimentation des dernières 24 heures. Ils ont été catégorisés en trois groupes : les non-consommateurs de boissons sucrées ou sucrées artificiellement, les faibles consommateurs et les grands consommateurs.

Au cours du suivi, une maladie cardiovasculaire est survenue chez 1 379 participants : accidents vasculaires cérébraux (AVC), accidents ischémiques transitoires, infarctus du myocarde, syndromes coronariens aigus et angioplasties.

Après prise en compte d'un large éventail de facteurs de confusion dont l'alimentation, le tabagisme et l'indice de masse corporelle, les grands consommateurs de boissons sucrées présentaient un risque accru de 20 % de survenue de maladie cardiovasculaire par rapport aux non-consommateurs, alors que les grands consommateurs de boissons sucrées artificiellement avaient un risque accru de 32 %.

« Notre étude suggère que les boissons sucrées artificiellement ne sont peut-être pas un substitut sain aux boissons sucrées », conclut Chazelas.

Pour plus d'informations sur les édulcorants (sucres artificiels), voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : American College of Cardiology, JAAC.
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