La lumière naturelle du jour serait bénéfique pour les personnes atteintes de diabète de type 2 comparativement à la lumière artificielle, montre une étude internationale publiée en janvier 2026 dans la revue Cell Metabolism.

Exposé-es à la lumière du jour, les participant(e)s à cette étude présentaient des taux de glycémie plus stables et une amélioration globale de leur profil métabolique.

L'épidémie de maladies métaboliques

« Les maladies métaboliques, telles que le diabète, ont atteint des proportions épidémiques », souligne le communiqué de chercheurs de l'Université de Genève (UNIGE).

« Ce phénomène s’explique par un mode de vie sédentaire associé à un décalage circadien — une désynchronisation entre nos horloges biologiques internes et les signaux environnementaux. De plus, nous passons près de 90 % de notre temps à l'intérieur, avec une exposition très limitée à la lumière naturelle. »

Le rythme circadien (horloge biologique)

Les processus physiologiques « sont soumis à l'influence du rythme circadien régi par l'alternance du jour et de la nuit. Celui-ci est contrôlé par une horloge centrale située dans le cerveau, qui synchronise celles des organes périphériques, par exemple dans le foie ou les muscles squelettiques », rappelle Charna Dibner de l'UNIGE, qui a codirigé ces travaux.

« Nous savons depuis plusieurs années que la perturbation des rythmes circadiens joue un rôle majeur dans le développement des troubles métaboliques qui touchent une proportion croissante de la population occidentale ».

« Nous passons la majeure partie de nos journées sous un éclairage artificiel, dont l'intensité lumineuse est plus faible et le spectre de longueurs d'onde plus étroit que la lumière naturelle, plus efficace pour synchroniser l'horloge biologique avec l'environnement. Le manque de lumière naturelle pourrait-il être responsable de maladies métaboliques telles que le diabète de type 2 ? », ajoute Joris Hoeks, de l'Université de Maastricht.

L'étude

Les chercheurs ont mené cette étude avec 13 volontaires âgé-es de 65 ans et plus, ayant un diabète de type 2. Ils et elles ont passé quatre jours et demi dans des espaces de vie spécialement conçus, éclairés soit par la lumière naturelle provenant de grandes fenêtres, soit par la lumière artificielle. Après une pause d'au moins quatre semaines, ils et elles ont participé à une deuxième session, cette fois dans l'autre environnement lumineux.

« Même sur la courte durée de l'expérience, un impact significatif a été constaté : chez les personnes exposées à la lumière naturelle, les taux de glucose sanguin se situaient dans la fourchette normale pendant plus longtemps, avec moins de variabilité. (…) De plus, leur taux de mélatonine était légèrement plus élevé le soir, et le métabolisme oxydatif des graisses était également amélioré. »

Les chercheurs ont prélevé des échantillons de sang et de muscle avant, pendant et après chaque régime lumineux.

« Nous avons analysé la régulation des horloges moléculaires dans des cellules musculaires squelettiques en culture, ainsi que les lipides, les métabolites et la transcription des gènes dans le sang. Tous ces résultats montrent clairement que l'horloge interne et le métabolisme sont influencés par la lumière naturelle. Cela pourrait expliquer l'amélioration de la régulation de la glycémie et la meilleure coordination entre l'horloge centrale du cerveau et les horloges des organes », explique Charna Dibner.

La prochaine étape des chercheurs « consistera à étudier les interactions entre l'exposition à la lumière naturelle et la santé métabolique dans des conditions réelles, en équipant des volontaires de détecteurs de lumière et d'outils de mesure du glucose pendant plusieurs semaines », explique Jan-Frieder Harmsen, auteur principal de l'étude.

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Psychomédia avec sources : Université de Genève, Cell Metabolism.
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