La carence en vitamine D est de plus en plus fréquente: conséquences

Voyez également: DOSSIER : Vitamine D et santé

La carence en vitamine D est de plus en plus fréquente, ce qui serait attribuable à une moins grande exposition au soleil, selon une étude américaine publiée dans les Archives of Internal Medicine. Le nombre de personnes ayant des niveaux adéquats de vitamine D aurait chuté de moitié durant la dernière décennie. Ainsi, près de 3 adultes et adolescents sur 4 n'auraient pas des niveaux adéquats.

La vitamine D se trouve dans l'alimentation mais est surtout synthétisée au niveau de la peau lors de l'exposition au soleil.
Des recherches ont lié la déficience en vitamine D à des risques accrus de cancers, maladies cardiovasculaires, infections, obésité (notamment à l'adolescence), douleur chronique dont la fibromyalgie, schizophrénie, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, ... La vitamine D a été associée à une réduction de la mortalité de toute cause et à un ralentissement du vieillissement.

Adit A. Ginde de l'Université du Colorado à Denver et ses collègues ont mené cette étude avec un échantillon représentatif de la population américaine (1). Le niveau médian de vitamine D dans le sang a diminué de 6 ng/ml (nanogrammes par millilitre de sang) de 1994 à 2004. Le niveau considéré adéquat est de 30 ng/ml. Mais des recherches suggèrent qu'un niveau entre 30 à 40 ng/ml pourrait être nécessaire.

Les recommandations actuelles (de 200 ui - unités internationales) par jour jusqu'à 50 ans, 400 ui entre 50 et 70 ans et 6 ui après 70 ans) sont insuffisantes étant donnée l'épidémie croissante de carence en vitamine D, considèrent les auteurs.

Des compléments de vitamine D semblent efficaces pour combler la carence, des recherches ayant montré qu'ils étaient liés à un risque réduit de diverses maladies.

Voyez également:

Vitamine D: dans quels aliments, quel est l'apport recommandé?
Vitamine D chez les enfants: des experts doublent la recommandation
DOSSIER: Vitamine D et santé

(1) Les données d'une vaste étude, la National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES), ont été utilisées.

Psychomédia avec source:
Medpage Today