Effets secondaires des anxiolytiques et somnifères benzodiazépines

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a rendu public en janvier 2012 un état des lieux de la consommation des médicaments tranquillisants, les benzodiazépines, en France dans lequel elle expose notamment les risques d'effets secondaires indésirables de ces médicaments.

Les 22 benzodiazépines actuellement commercialisées en France sont indiquées, selon leur propriété principale, dans le traitement de l’anxiété (anxiolytiques), des troubles sévères du sommeil (hypnotiques), de l’épilepsie (anti-épileptique) ou des contractures musculaires douloureuses (myorelaxant).

Chaque année, un Français sur 5 consomme au moins une benzodiazépine ou un médicament apparenté, ce qui est très excessif, indique l'agence.

Et ce, d'autant plus que la durée médiane de traitement est de 7 mois, ce qui indique un dépassement important de la durée maximum recommandée qui est de 1 mois pour le traitement de l'insomnie et de 3 mois pour le traitement de l'anxiété. En raison du risque important d'abus, de dépendance et de syndrome de sevrage associé à ces médicaments, ils ne sont pas destinés à des traitements chroniques mais au contraire à des traitements très brefs: 1 mois pour l'insomnie et 3 mois pour l'anxiété.

Les effets secondaires indésirables

La consommation des benzodiazépines expose à certains risques comme des troubles de la mémoire (amnésie antérograde qui est la perte de la mémoire des faits récents) et une altération des fonctions psychomotrices pouvant survenir dans les heures suivant la prise (ex. risque de chutes). Ces risques sont accrus chez les personnes âgées et contribue notamment à augmenter les risques de chutes.

"Elle peut également entraîner un syndrome associant des troubles du comportement et de la mémoire et une altération de l’état de conscience. Peuvent être ainsi observés les effets suivants: aggravation de l’insomnie, cauchemars, agitation, nervosité, idées délirantes, hallucinations, état confuso-onirique, symptômes de type psychotique, désinhibition avec impulsivité, euphorie, irritabilité, amnésie antérograde et suggestibilité."

Enfin, la consommation de benzodiazépines augmente le risque d’accident de la route.

Des études ont aussi suggéré l’existence d’un lien entre ces médicaments et démence. Mais les résultats de ces études sont contradictoires. Cette problématique est en cours d’évaluation par l’Afssaps. (Voyez: Pourquoi les anxiolytiques et somnifères favoriseraient-ils la maladie d'Alzheimer?)

Interactions médicamenteuses et alcool

Les effets secondaires peuvent être amplifiés par l'alcool et l'interaction avec d'autres médicaments. "L’association avec d’autres dépresseurs du système nerveux central augmente la dépression centrale et l’altération de la vigilance. L’association avec les dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitement de substitution de la pharmacodépendance aux opiacés) majore également le risque de dépression respiratoire, pouvant être mortelle."

Abus, dépendance et sevrage

La consommation des benzodiazépines expose à un risque d’abus et de dépendance psychique et physique, avec un syndrome de sevrage à l’arrêt.

Le syndrome de sevrage peut inclure: "céphalées, douleurs et faiblesse musculaires, cauchemars, irritabilité, agitation, tremblements, anorexie, nausées, sueurs, diarrhée et, plus sévèrement : convulsions, changements d’humeur, dépression, dépersonnalisation, désorientation, hallucinations, psychose paranoïde. Le syndrome de sevrage peut se manifester dans les jours qui suivent l’arrêt du traitement. Pour les benzodiazépines à durée d’action brève, et surtout si elles sont données à doses élevées, les symptômes peuvent même se manifester dans l’intervalle qui sépare deux prises."

"Le syndrome de sevrage est à distinguer du phénomène de rebond, transitoire, caractérisé par une exacerbation du symptôme ayant motivé le traitement par une benzodiazépine ou apparentée (rebond d’anxiété ou d’insomnie)."

Des mesures à venir

L’Afssaps proposera des mesures pour renforcer le bon usage de ces médicaments et diminuer leur surconsommation. "Ces mesures pourront être d’ordre réglementaire en encadrant, par exemple, d’une façon plus importante les conditions de prescription et de délivrance. Les mesures d’information et de communication vers les professionnels de santé et le grand public seront poursuivies."

Rapport: État des lieux de la consommation des benzodiazépines en France sur le site de l'Afssaps.

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Commentaires

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benzodiazepines

Cela fait 20 ans que ce probléme est dénoncé, c'est dure de voir qu'ils parlent encore au futur..(voir aaavam) Les médecins sont ils atteint de cécité pour ne pas constaté que beaucoup vont plus mal en prenant ce genre de pillules.On ne doit pas
médicamenté pour des raisons non médicale. Je parle en connaissance de cause, puisque j'ai constaté que des psychiatres, ne savaient pas reconnaitre des effets iatrogénes.Sont ils beaucoup?à nous faire croire qu'il y a une maladie alors que se sont les sympthomes des pillules. en tout cas il n'y en a pas beaucoup qui signe la pétition contre le DSMV...indice si vous cherchez un psy.
Les médecins pourraient ils réagir pour les humains, ce qui devrait être leur but premier et non attendre qu'ils soient à la retraite ou proche pour oser parler? car ceux qui ose parler sont "éjecté" à quant une avancée/une aide de leur part? pour les HUMAINS!

Cauchemars Benzodiazepines

je suis une victime je souffre tellement depuis l'arret de ces drogues c'est incroyable le pire est l'insomnie ,mon systeme nerveux est déreglé je dors une nuit sur 2 ,j'ai tellement mal un malaise indescriptible brulure au sternum au ventre la nuit que je dort pas que j'aimerais mourir pour que ça s'arrete, comment peut-on prescrire ces drogues dangereuse en dehors d'un hopital psychiatrique j'avait de la misere a m'endormir alors j'ai fait l'erreur de prendre ces merdes que ma mere et ma soeur m'ont donné et je dormait(dormir avec ça et un grand mot) seulement 4-5 heures plus une anasthesie qu'un sommeil je me sentait mal le lendemain je pensait que c'était moi mais je me rend compte apres une nuit de 8 heures que c'etait le manque de sommeil a cause de ces drogues le probleme j'ai aggraver mon insomnie maintenant je me bat avec mon systeme nerveux pour redevenir comme avant je suis plus capable de rester en place (j'était calme avant) mais je sent que je vais perdre la bataille et devenir un autre victime de ces drogues (((conseil au insomniaques quand vous avez de la misere a vous endormir attendre sans rien prendre ça va passer tout seul votre cerveau va se replaçer tout seul au pire prendre des produit naturel vous avez plus besoin de réconfort que de produit pour dormir))),,j'espere que des gens vont me lire avant de prendre des somniferes et sauver leur vie leur santé

votre témoignage au sujet des "cauchemars benzodiazepines"

Merci de tout coeur pour votre témoignage qui rejoint ce que je vis et pense de ces traitements. Je vais publier votre commentaire sur le sujet sur ma page facebook pour que les gens réfléchissent plus avant de s'engager dans de tels traitements et les galères qui s'en suivent...

question au sujet

d'abord merci pour ce témoignage c'est vraie que ces medicaments laisse des traces ca fait trois semaine que j'ai commence de les prendre je n'aime plus les prendre je veus tout arreter mais je n'arrive pas on devient accro c'est de la folie aidez moi svp merci