La marche lente en forêt est de plus en plus mise de l'avant au Japon comme une forme de médecine anti-stress préventive.

Le "Shinrin-Yoku", qui signifie "bain de forêt", amène, est-il mis de l'avant, à porter attention à la fraîcheur de l'air, aux couleurs et aux sons. Il constitue une forme de méditation qui consiste à être présent à l'environnement. En l'absence de la surstimulation liée à l'environnement urbain, la relaxation s'installe.

Dans une série d'études sur le "Shinrin-Yoku", des chercheurs ont montré qu'après une demi-heure de marche lente en forêt, les signes de stress que sont la pression artérielle et les niveaux sanguins de cortisol sont nettement diminués, comparativement à une marche en ville. Un effet positif est également constaté sur le système immunitaire.

Parmi les hypothèses avancées pour expliquer les bénéfices physiques et mentaux du contact avec la nature figurent la qualité de l'air et l'absence de pollution par le bruit. Une autre hypothèse est l'effet de la couleur, le vert et le bleu étant plus prévalent.

Mais, selon une nouvelle étude publiée dans le prochain numéro du Journal of Affective Disorders, les bénéfices les plus importants pourraient provenir de la façon dont les arbres, les oiseaux et les levers de soleil attirent l'attention sans l'accaparer. L'esprit peut vagabonder sans but tout en étant engagé sans contrainte par l'environnement. Cette pause de l'attention volontaire reposerait l'esprit.

Marc Berman du Rotman Research Institute (Toronto) et ses collègues ont mené cette étude avec des personnes atteintes de dépression. Une marche de 50 minutes dans un parc boisé améliorait la cognition telle que mesurée par la capacité de se rappeler une série de chiffres et de les répéter en ordre inverse, comparativement à une marche à travers les rues de la ville. Une étude précédente avait montré le même bénéfice chez des personnes n'étant pas en dépression.

Psychomédia avec sources: PsychCentral, Globe and Mail.
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