Liste de 31 médicaments dangereux à éviter selon l'UFC-Que Choisir

L'organisation française de consommateurs UFC-Que Choisir a publié, dans le numéro d'avril de sa revue Que Choisir Santé, son analyse de la liste des 77 médicaments placés sous surveillance renforcée de l'Agence du médicament (Afssaps).

Dans cette liste où se trouvaient pèle-mêle des médicaments dangereux et d’autres utiles bien qu’à surveiller, l'organisation identifie, en se basant sur le travail de la revue Prescrire, 31 médicaments à éviter dont 8 particulièrement dangereux à retirer du marché sans attendre.

Parmi eux se trouvent des psychotropes utilisés pour le traitement de la dépression, de l'insomnie, de la schizophrénie, du trouble bipolaire, de la baisse de libido et de la dépendance au tabac ou à l'alcool.

Les 8 médicaments à retirer sont:

Plusieurs de ces médicaments sont déjà interdits ailleurs. "Faudra-t-il attendre de nouveaux drames pour que les autorités prennent leurs responsabilités ?", s'impatiente l'organisation.

Les 23 autres médicaments de la liste sont à éviter et devraient être déremboursés, considère d'UFC-Que Choisir.

L’organisation réclame "une action sans délai des pouvoirs publics", passant par le retrait du marché des huit médicaments "dangereux pour la santé" et "le déremboursement des médicaments inefficaces, qui grèvent inutilement les finances publiques et contribuent à l’augmentation des primes d’assurances complémentaires santé".

Elle déplore par ailleurs que certains médicaments utiles ne soient remboursés qu'à 15% (vignette orange).

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Commentaires

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Opposition à l'interruption du Cymbalta .

Chef de Service honoraire d'endocrinologie , Diabète , j'ai pu dans mon Service utiliser le Cymbalta , avec ou après échec du Lyrica , dans des cas gravissimes de Polynévrites diabétiques cachexiantes , et effectivement sauver des diabétiques insulino-traités, de l’échéance mortelle . Les Avis exprimés , ici ou là , et par la Revue Prescrire , certes indépendants et exhaustifs , ne reflètent forcément qu'un aspect parcellaire des situations rencontrées , et sont inévitablement incomplets . Les complications hépatiques sont dépistées par des bilans hépatiques , qui si perturbés , impliquent l'arrêt du Médicament . Et pour rester INTERNISTE , ne fait-on pas la même démarche dans le traitement des troubles bipolaires , avec l'Emploi du Dépakote ?

Effets secondaires des psychotropes

Parmi les effets secondaires de certains psychotropes, certains posent question
En effet sur certaines notices de médicaments on découvre qu'ils peuvent créer des modifications du comportement en particulier dans les cas ou ces derniers sont pris par des personnes souffrant de maniaco dépression ( les bipolaires )

La question que je me pose est la suivante : Comment peut on autoriser la prescription de ces médicaments en milieux ouvert (au domicile du patient) quand on sait que tous les malades bipolaires ne sont pas diagnostiqués

Que se passe-t'il lorsque le malade bipolaire (ou pas) vit seul et a un réseau sociale extrêmement restreint ?

S'il perd le sens des réalités comment sera-t'il à même d'alerter son médecin sur son comportement anormal, alors qu'il n'est pas conscient de son changement de comportement.

En état d'euphorie le malade, déborde d'énergie, se sent "fort bien"! Son appréciation sur les effets du traitement ne peut qu'être favorable!

Pourtant les actes inhabituels qu'il commet, certains pouvant être pénalement sanctionnés, sont induits par la prise de son traitement .

Qui alerte le médecin quand la personne vit loin de sa famille et n'a pas d'amis ?

Plus inquiétant encore pour la santé du malade : Qui va prendre note des signes d'un syndrome sérotoninergique si le malade à perdu le sens des réalités et du danger ?

Toutes ces questions je les pose, car vivant loin de mon compagnon
qui, je le précise : N'a jamais été diagnostiqué bipolaire, j'ai vu ce dernier changer brusquement de personnalité, après 2 semaines de traitement et l'ai vu aller de plus en plus mal, sans pouvoir, pendant des mois, alerter son médecin dont je ne connaissait pas le nom.

Son médecin ne le voyais qu'une fois par mois, pendant quelques minutes, au cours des quelles, il demandais à son patient s'il allait bien. puis, il rédigeait une nouvelle ordonnance de ces médicaments . à dose croissantes au fils des mois.

Ce dernier ne s'est aperçu d'un changement inquiétant dans l'état psychique de mon ami qu'après 11 mois de traitements, et l'a alors,adressé à un psychiatre. Mon ami venait de lui parler de pulsions très difficilement répressibles de se tailler les bras lorsqu'il était en présence des lames de son rasoir à mains.

Entre temps mon amis a dépensé une forte somme d'argent en gadgets inutiles qu'il n'aurait pas acheté en temps normal, s'est fortement endetté et a faillit se trouver à la rue, car il ne payait plus ses loyers . Je ne l'avais jamais vu agir de cette manière au cours des deux ans et demie avant son traitement

Ceci, sans compter les fois ou il a mis sa vie en danger en ne prévenant pas le médecin de gonflements anormaux de ses membres..., s'est dénudé en public alors qu'il est habituellement très pudique ...

La question reste : Doit on donner des médicaments de ce type en milieu ouvert à des patients vivant seuls, quand ces médicaments peuvent provoquer un changement important de la personnalité du patient ?

Le médicament que prenait mon ami était un ISRS et a été l'objet dès Le 26 mai 2004 d'une alerte pour ce type d'effet secondaires sur le site Santé Canada
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Voici un extrait de cette mise en garde :

Adultes et enfants : données additionnelles

* Des rapports d'essais cliniques et de pharmacovigilance ont décrit la survenue de manifestations indésirable sévères de type agitation, accompagnées d'automutilation ou de mal à autrui chez des enfants et des adultes recevant des ISRS ou d'autres antidépresseurs plus récents. L'akathisie, l'agitation, la désinhibition, la labilité émotionnelle, I'hostilité, I'agressivité et la dépersonnalisation sont des manifestations de type agitation. Dans certains cas, ces manifestations sont apparues plusieurs semaines après le début du traitement.

Peu importe I'âge du patient, on recommande un suivi clinique rigoureux des idées suicidaires et des autres indices de comportements suicidaires possibles, y compris la surveillance des changements émotionnels et comportementaux de type agitation."
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Quel "suivi rigoureux" du comportement est à même d'exercer un médecin généraliste qui n'a reçu que quelques heures de formation en psychiatrie dans son cursus?

Quel est le médecin généraliste qui a été clairement informé avant fin 2008/ début 2009 de ces risques connus au Canada depuis depuis mai 2004 ?

Et qui peu l'alerter sur des anomalies dans le comportement quand le malade vit seul et qu'il croit qu'il va mieux (dépressif et fatigué / euphorique et hyperactif) ?